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"Une commune nous
a cédé gratuitement
un terrain sur le littoral
et nous projetons
d'y construire
un village-école" |
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L’Afrique, pays des gazelles, des lions, des sorciers, des danseurs
inégalables, des femmes nonchalantes dans leur robes fortement
colorées,
pays empreint de mystères et de beauté, vient à
la rencontre
des Lorrains, pays des quiches et des sabots ! |
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Rencontre avec Amadou Sissokho , Président de Afrique Arts
Villages.
Association d'idées : Beaucoup vous ont découvert
à la Foire Internationale
de Nancy, où vous avez construit une case typiquement africaines.
A. I. :
Voudriez-vous construire un village africain dans notre pays ?
Amadou Sissokho : Pourquoi
pas ! Mais cela risque d’être plus difficile
que de construire un village en Afrique. Au Sénégal,
il nous a été
accordé le droit de créer un village. Une commune
nous a cédé
gratuitement un terrain sur le littoral et nous projetons d'y construire
un village-école. L’idée est de proposer des
solutions de mise à niveau
à des jeunes en difficultés scolaires, de leur apprendre
à lire, à parler,
à écrire le français puis leur apprendre les
métiers du bois.
Le village s’organisera autour de trois cases : l'une abritera
"la culture",
l'autre "l'éducation" et la troisième "la
santé".
A. I. : Le
projet de l’association AAV est donc de créer un village-école

en Afrique ?
Amadou : Ce n’est pas
son seul projet ! Nous avons beaucoup d’idées,
le but de l’association étant de favoriser et développer
les échanges
Nord-Sud. La France ne connaît pas aussi bien le Sénégal
que nous
Sénégalais connaissons la France ! Notre pays, riche
par sa culture
souhaite partager cette richesse en promouvant l’art africain
: sculpture
d’objets en bois, fabrication de cases, cours de percussions
et de danses africaines (à la MJC Bazin), organisations de
soirées africaines pour les particuliers avec repas entièrement
africains, robes africaines, tresses
africaines, parfums africains, maquillages africains… Même
la maison
peut devenir africaine ! Pour favoriser cet échange culturel,
nous
organisons également des débats et conférences,
des "soirées contes
africains" pour les enfants, des kermesses de jeux africains…
Certains lycées nous sollicitent pour des interventions d’art
plastique
ou pour parler de l’art, du théâtre, de la littérature
et du cinéma
de notre pays… L’association permet aussi à de
jeunes lorrains
"sénégalophiles" de découvrir le
Sénégal où ils seront accueillis
chez l’habitant. Nous mettons également en relation
des étudiants
français avec des structures de recherches sénégalaises.
"Notre souhait
: faire vivre et bouger la culture de notre pays. L’idéal

serait de créer un espace culturel entièrement africain
en Lorraine."
L’exposition d’objets d’art, tous fabriqués
en Afrique nous permet de 
faire entrer un peu d’argent et parfois même de trouver
des donateurs,
des partenaires qui nous aident à financer nos voyages chantiers.
Nous projetons, pour l’été 2003, d'aller construire
notre village-école au
Sénégal avec le bois abattu par la tempête de
décembre 1998. L’ONF,
notre principal partenaire nous a offert ce bois. Cette solution
très
écologique, préserve la déforestation du Sénégal,
mais tout ce bois,
comment le transporter jusqu’en Afrique ? Nos lecteurs ont-ils
des
réponses à cette question ?...
"Si oui,
ou si vous pouvez aider Amadou à trouver un transporteur,

alors, à vous d’jouer !"
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